• III- Développement comportements malsains

    a) Le voyeurisme, l'exhibition: 

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    → Le voyeurisme est le mot qui désigne le comportement du voyeur, c'est à dire à prendre du plaisir en observant la vie des gens, leur quotidien tout en se tenant à l'écart : sans que ces personnes ne s'en rendent compte. Autrement dit, c'est une curiosité malsaine, de même, l’exhibition est le fait de vouloir être vu dans son intimitéOn peut affirmer que Facebook à développé ce phénomène puisque bien-sur il permet de retrouver des amis et d’échanger rapidement des informations avec ses proches, mais ce sont les autres activités de Facebook qui rencontrent un plus grand succès, car l'utilisateur peut exhiber son intimité à travers toutes sorte de photos et de renseignements sur lui-même et sa vie, tel que sur ses activités quotidiennes, sa situation amoureuse etc via des statuts ou autres, il exhibe donc sa vie privée ce qui n'est pas pour déplaire à ses « amis » Facebook qui peuvent suivre en direct toutes ses informations et n'en perdent pas une miette. On retrouve donc un phénomène d'exhibitionnisme/voyeurisme voire narcissisme qui est un phénomène malsain.

     

    b) L'addiction : la toxicomanie Facebook.

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     L'addiction est une dépendance à une substance ou une activité, ressentir un besoin compulsif de la consommer pour une substance et de la pratiquer pour une activité, parfois désigné par le terme “être accro”

    → Facebook étant accessible et simple d'utilisation, peu importe l'endroit où nous sommes nous permet d'y acceder dès que nous le souhaitons et lorsque nous n'avons rien à faire, il est donc normal que les gens soient de plus en plus accros à ce réseau social. Bien-sûr il n'y a pas de mal à se connecter réguilèrement à Facebook : un utlisateur raisonnable du réseau se connecte en moyenne cinq fois par jour pour une durée d'envion une heure seulement certains se connectent bien plus souvent et facebook tient une place largement plus importante dans leur vie. En effet certains délaissent même leurs activités pour pouvoir se connecter le plus régulièrement possible afin d'actualiser leur flux RSS et ne rien manquer, mais aussi afin de publier compulsivement statuts et photos souvent afin d'obtenir un maximum de "j'aime", cela deviens parfois un objectif obsédant pour le sujet qui pense sans cesse à ce qu'il pourra publier. Certains, dans les cas les plus extrêmes restent même connectés une grande partie de la nuit et manquent alors de sommeil. Cela est extrèmement malsain et peut avoir de fortes conséquences sur la vie de ces personnes : échec scolaire ou professionnel ainsi que social puisque cela peut entrainer un renfermement sur soi-même et les pousser à favoriser leur vie virtuelle à leur vie réelle. Ceci n'est pas sain en effet, puisqu'une conversation réelle est une conversation beaucoup plus humaine et génère moins de malentendus qu'une conversation sur Facebook

    → Ce phénomène prend une telle ampleur qu'il entraine de nombreuses études scientifiques : par exemple, une étude récemment menée par l'université de Chicago a découvert que chez certaines personnes les réseaux sociaux pouvaient susciter une envie plus forte que fumer ou bien même que de faire l'amour !  De même, le Dr Cecilie Andraessen de l'université de Bergen, ainsi que ses collègues tente d'établir une échelle de toxicomanie Facebook appelée l'échelle de Bergen toxicomanie Facebook. 

    → La question est : Va-t-il falloir mettre au point des thérapies afin de désintoxiquer les accros aux réseaux sociaux ? Les médecins n'en parlent pas encore mais on peut déjà voir que ce phénomène prend une ampleur de plus en plus accrue.

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  • Biathlon

    Championnats du monde 2020 – Sprint hommes : Loginov sacré, Fillon Maillet et Fourcade sur le podium

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    AFP
     

    Biathlon – Championnats du monde 2020 – Le Russe Aleksandr Loginov a remporté ce samedi le titre du sprint. Quentin Fillon Maillet décroche lui l’argent, devant Martin Fourcade, qui décroche une 26ème médaille mondiale.

    On y a longtemps cru. Quentin Fillon Maillet, longtemps en tête du sprint des championnats du monde à Antholz, sans doute aussi. Mais le Russe (et repenti) Aleksandr Loginov est venu frustrer les Bleus ce samedi en Italie. Auteur d’un 10/10, celui qui était vice-champion du monde en titre de la spécialité s’est imposé devant Quentin Fillon Maillet (9/10, meilleur temps de ski) et Martin Fourcade (10/10, 7ème temps de ski).

    Une victoire qui va forcément faire parler. Dans un contexte difficile pour le biathlon russe (Ustyugov pourrait perdre plusieurs titres dans les prochains jours, la Russie a perdu ce samedi l’or du relais à Sotchi), Loginov n’a pas souhaité s’arrêter en zone mixte pour répondre aux médias. Ce dernier a d’ailleurs été condamné pour dopage à l’EPO, et suspendu entre 2014 et 2016

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  • A la Une

    22.02.2020, Antholz, Italy (ITA):Martin Fourcade (FRA) - IBU world championships biathlon, medals, Antholz (ITA). www.nordicfocus.com. © Manzoni/NordicFocus. Every downloaded picture is fee-liable.

    Martin Fourcade dépasse Neuner et Svendsen

    Avec 13 médailles d'or remportés aux mondiaux, le Catalan devient, seul, le deuxième biathlète le plus titré de l'histoire derrière Ole-Einar Bjoerndalen...

     

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    Le palmarès (relais inclus) au 22/02/2020

    Ole-Einar Bjoerndalen (NOR) : 20 médailles d'or

    Martin Fourcade (FRA) : 13 médailles d'or

    Magdalena Neuner (ALL) : 12 médailles d'or

    Emil Hegle Svendsen (NOR) : 12 médailles d'or

     

    A noter aussi que le Norvège est devenu aujourd'hui après les relais la première nation à atteindre le total de 200 médailles aux mondiaux, avec 74 en or, 68 en argent et 58 en bronze.

     

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    Photo : Nordic Focus

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  • Vidéo : La dépendance aux smartphones affecte la matière grise de votre cerveau

    Technologie : "L'étude remet en question l'innocuité des smartphones" notent les auteurs de l'étude, qui se basent sur des analyses réalisées par IRM. Un problème de santé publique qui touche de nombreux enfants.

     

    Vidéo : La dépendance aux smartphones affecte la matière grise de votre cerveau

    La dépendance aux smartphones affecte la matière grise de votre cerveau, selon une étude. La nouvelle étude a été publiée dans la revue "Addictive Behaviors". La matière grise contrôle une variété de fonctions importantes, dont la parole, la vue, l'ouïe et la mémoire.



    La dépendance aux smartphones, parfois appelée familièrement "nomophobie" (peur de ne pas avoir de téléphone portable), est souvent alimentée par un problème de surconsommation d'Internet ou un trouble de la dépendance à Internet.

    "L'étude remet en question l'innocuité des smartphones, du moins chez les personnes qui pourraient être plus exposées au risque de développer des comportements de dépendance liés aux smartphones" notent les auteurs de l'étude, qui se basent sur des analyses réalisées par IRM.

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    44 % des français pianotent plus de 2 heures par jour sur leur smartphone

    Selon l'étude, lorsqu'une personne est accro au point de ne pas pouvoir poser son téléphone, la taille et la forme de sa matière grise sont affectées. D'autres études indiquent que la consommation de drogues est également associée à des modifications de la matière grise.

    En France, selon une étude Ipsos, 44 % des français pianotent plus de 2 heures par jour sur leur smartphone. 10 % des habitants des régions Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes confessent consommer plus de six heures de portable. https://www.lejsl.com/actualite/2019/05/05/6-heures-par-jour-les-francais-les-plus-accros-a-leur-smartphone-sont

    Un effet dévastateur sur les jeunes enfants

    La dépendance aux smartphones est une préoccupation croissante des scientifiques et des professionnels de la santé, car les enfants passent beaucoup de temps sur les smartphones chaque jour. Une étude américaine mentionne que 53 % des enfants outre-Atlantique possèdent un téléphone portable dès l'âge de sept ans. Et près de 39 % des jeunes enfants disent qu'ils ne pourraient pas vivre sans leur smartphone. Cela entraîne une dépendance chez 23 % d'entre eux.

    Les éléments de la dépendance incluent des problèmes tels que l'anxiété lorsque le téléphone n'est pas disponible, le stress, le manque de sommeil et les humeurs dépressives.
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  • Coronavirus, quand l'Occident manquera de médicaments

    Malgré nombre d'alertes ces dernières années, 80% des matières premières de médicaments restent produites en Asie.

    Le gouvernement français a pleinement pris la mesure de la nature et de l'ampleur de la menace. | qimono via Pixabay
    Le gouvernement français a pleinement pris la mesure de la nature et de l'ampleur de la menace. | qimono via Pixabay  

    Confrontée aux différentes conséquences possibles de l'extension de l'épidémie du Covid-19 Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé, a dit publiquement ses inquiétudes. Dans cette équation à inconnues multiples, une certitude: s'il ne dispose, à court terme, d'aucune parade contre l'épidémie, le gouvernement français a pleinement pris la mesure de la nature et de l'ampleur de la menace. Et il tient à le faire savoir. Jeudi 13 février, lors d'une conférence de presse, la ministre annonçait que cette contagion pourrait entraîner des problèmes d'approvisionnement de médicaments en France et en Europe.

    «À ce stade, aucun problème d'accès ou de pénurie de médicaments n'a été signalé, ni en France ni au niveau européen. Mais l'industrie pharmaceutique mondiale est très dépendante des activités de production de matières premières en Chine, expliquait-elle. Et si cette production devait être réduite pendant une longue période, des impacts sur la disponibilité de certains médicaments sont possibles.»

    On peut le dire autrement: faute d'être rapidement maîtrisée, l'épidémie due au nouveau coronavirus pourrait conduire à des tensions majeures sur la disponibilité des spécialités pharmaceutiques, à des situations de pénuries et à des mesures de rationnement des médicaments –tant en milieu hospitalier que dans les pharmacies d'officine. On imagine sans mal les conséquences médicales, éthiques et politiques d'une telle situation. Comment pallier le manque de médicaments essentiels comme les antibiotiques, les anticancéreux, les vaccins, les antidépresseurs, les anxiolytiques ou les antalgiques? Comment hiérarchiser les priorités entre les patient·es? Comment prévenir l'installation de marchés noirs médicamenteux?

    L'urgence de l'indépendance

    Pour parer à cette éventualité, Agnès Buzyn a aussitôt demandé à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) le lancement d'une «analyse de risque» afin «d'identifier dès à présent toutes les ruptures possibles d'approvisionnement en médicaments lorsqu'il y a un lien avec la Chine». Ce travail sera effectué en parallèle au niveau européen par l'Agence européenne du médicament.

    Interviewée à propos de l'avancée des travaux, la Direction générale de la Santé (DGS) précise que l'ANSM a demandé aux organisations représentatives des industries de santé (médicaments, dispositifs médicaux et dispositifs médicaux de diagnostic in vitro) d'identifier, pour les produits commercialisés en France, ceux dont la fabrication dont toute ou partie est réalisée en Chine, et de mobiliser les mesures ad hoc pour garantir la continuité de la couverture des besoins sanitaires pour les patient·es français·es. Les résultats de ces interrogations «devraient être disponibles dans les prochains jours». Des démarches équivalentes sont menées à l'échelon de l'Agence européenne du médicament.

    La veille de l'annonce de la ministre, l'Académie nationale de pharmacie avait lancé une alerte rappelant que 80% des principes actifs pharmaceutiques utilisés sur le Vieux Continent sont fabriqués hors de l'espace économique européen –dont une grande partie en Asie. On estime que la Chine exporte surtout les matières premières nécessaires à la fabrication de médicaments, mais le pays produit déjà aujourd'hui 60% du paracétamol, 90% de la pénicilline et plus de 50% de l'ibuprofène mondiaux.

    Il y a trente ans, 20% des matières actives étaient produites en dehors de l'Union européenne, une proportion qui atteint aujourd'hui 80%.

    «La preuve est faite une nouvelle fois que, du fait de la multiplicité des maillons de la chaîne de production, il suffit d'une catastrophe naturelle ou sanitaire, d'un événement géopolitique, d'un accident industriel, pour entraîner des ruptures d'approvisionnement pouvant conduire à priver les patients de leurs traitements, souligne l'Académie nationale de pharmacie. La maîtrise de la fabrication des matières premières à usage pharmaceutique est devenue un enjeu stratégique national et européen.»

    Et d'ajouter qu'il y a urgence à créer les conditions d'une relocalisation en Europe de la synthèse des substances actives et des excipients indispensables à la formulation pharmaceutique. Urgence à retrouver, comme jadis, une indépendance au niveau européen, en particulier pour les «médicaments indispensables» comme les antibiotiques ou les anti-cancéreux. Relocaliser sur notre sol, en somme, «la production de nos matières premières pharmaceutiques».

    Cette menace avait déjà pu être perçue depuis plusieurs années, en dehors du cercle des spécialistes, via des épisodes récurrents de pénurie ponctuelle, ou durable, de telle ou telle spécialité pharmaceutique. Les prescripteurs, pharmaciens et patientèle françaises commençaient alors à découvrir les conséquences de mouvements tectoniques pharmaceutiques d'ampleur mondiale. À commencer par les demandes croissantes émanant des populations des pays de moins et moins émergents, où se situent désormais les principaux lieux de production des matières premières. Il y a trente ans, 20% des matières actives étaient produites en dehors de l'Union européenne, une proportion qui atteint aujourd'hui 80%.

    C'est aussi là, ce qui est moins connu, une conséquence du souci légitime de préserver l'environnement. «Le jeu combiné de la mondialisation, de la crise économique, de l'augmentation des exigences réglementaires, pharmaceutiques et environnementales fait que l'on assiste en Europe à l'abandon de fabrication de matières actives à usage pharmaceutique», souligne l'Académie de pharmacie. Elle observe ainsi que le tissu industriel européen de la chimie fine pharmaceutique est confronté à des normes environnementales sans commune mesure à celles s'imposant aux opérateurs de pays tiers.

    Une pénurie due à la mondialisation

    L'Académie de pharmacie avait déjà, sur ce même thème, lancé des mises en garde au gouvernement en 2011, puis en 2013 et avait publié un important rapport en 2018. «La mondialisation de l'industrie du médicament a bouleversé le circuit du médicament», observait-elle. Et d'en citer les causes: «Délocalisation de la production des principes actifs (et parfois des produits finis) vers l'Asie (Inde, Chine, Sud-est asiatique, etc.) pour diminuer les coûts et/ou s'affranchir de contraintes environnementales coûteuses; complexification de la chaîne logistique (approvisionnement, production, étiquetage pays-dépendant, distribution); prévisions de vente de plus en plus difficiles; productions multidestinations; centre de décision économique à l'échelle mondiale et loin de l'Europe, aux États-Unis.»

    Les personnes à l'origine de ce rapport formulaient alors une série de recommandations visant à créer les conditions d'une indépendance de l'Europe (de l'ordre de dix ans) pour les «médicaments indispensables», qui est restée lettre morte.

    Les géants de Big Pharma sont très largement responsables de ces pénuries.

    D'autres alertes suivirent. Fin 2018, le Sénat rendait public le rapport d'une mission d'information sur la pénurie de médicaments et de vaccins, qui rappelait que, en 2017, plus de 500 médicaments essentiels (anticancéreux, antibiotiques, vaccins) avaient été signalés en «tension» ou «rupture d'approvisionnement», soit 30% de plus qu'en 2016. «Ces ruptures conduisent à des pertes de chance inacceptables pour les patients et mettent en danger la qualité et le fonctionnement de notre système de santé, dénonçait-il. Du fait de la délocalisation à l'étranger de la plupart des structures de production de médicaments, c'est l'indépendance sanitaire de notre pays qui est désormais remise en cause.»

    Taclant l'ANSM et Agnès Buzyn, les personnes à l'origine de ce rapport insistaient sur le fait que, «face au défaut de transparence» concernant les origines de ces pénuries et l'enjeu des responsabilités, la défiance augmentait entre les acteurs de la chaîne du médicament (que ce soit le fabricant et les pharmacien·nes, ou encore les dépositaires, les grossistes-répartiteurs et les prescripteurs).

    Peu après, le relais était pris par l'association France Assos Santé. Pour cette dernière, aucun doute n'est possible: les géants de Big Pharma sont très largement responsables de ces pénuries, principalement dues à des stratégies financières contestables, à un désengagement de certains médicaments et à une concentration des sites de productions. L'association réclamait alors une régulation plus efficace de la part des autorités sanitaires nationales et européennes, une information claire sur les causes de ces ruptures, sur les plans de gestion des pénuries mis en place, ainsi que sur les sanctions imposées en cas de manquement aux obligations de notification et de mise en œuvre de ces plans.

    Affronter Big Pharma

    En juillet 2019, Agnès Buzyn annonçait pour la première fois quelques pistes, vite dénoncées comme très largement «insuffisantes» par l'Observatoire de la transparence dans la politique du médicament. Quelques semaines plus tard, le Journal du Dimanche parlait de «bombe sanitaire» en publiant une tribune signée par près de trente personnalités médicales[1]. Trente hospitalo-universitaires réclamaient à l'État d'engager un bras de fer sans précédent avec Big Pharma. Pour sa part le JDD avait recensé des «situations intolérables» de perte de chances pour lesquelles la responsabilité de l'État pourrait être engagée. Selon l'Institut national du cancer, une quarantaine de médicaments essentiels en cancérologie faisaient l'objet de lacunes importantes, qui pourraient «conduire à des décès prématurés», selon plusieurs responsables. Parmi lesquel·les le Pr Jean-Paul Vernant, hématologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, pressait les autorités sanitaires d'endiguer un phénomène touchant principalement des médicaments génériques vendus à bas prix.

    «Très rares il y a une dizaine d'années, les pénuries de médicaments se multiplient. En 2018, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d'approvisionnement dont les malades sont les premières victimes lorsque cela concerne des médicaments d'intérêt thérapeutique majeurs (MITM) pour lesquels il n'y a, le plus souvent, pas d'alternative efficace disponible. C'est vingt fois plus qu'en 2008. Les malades ont ainsi subi de multiples pénuries concernant des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l'hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux…Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu'anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l'essentiel de la pharmacopée.»

    Les signataires de la tribune demandaient aussi que soit rapatriée en Europe la production des «principes actifs» –ceux qui y étaient fabriqués il y a une quinzaine d'années. Et d'imaginer aussi que «soit créé un établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen, sinon français, comme aux États-Unis». On apprenait alors que, de l'autre côté de l'Atlantique, «à l'initiative de médecins indignés par les conséquences des multiples pénuries pour les malades et choqués par les augmentations itératives de prix, plus de 500 établissements hospitaliers s'étaient réunis pour fonder un établissement pharmaceutique de ce type produisant des médicaments passés dans le domaine public».

    La création d'une telle structure permettrait selon ces spécialistes de prévenir les pénuries et d'être la garante non seulement de la qualité des médicaments, mais encore à des prix justes. Une proposition là encore restée lettre morte.

    Le Covid-19 ralentit la Chine

    C'est dans ce contexte que réémerge la menace de pénurie médicamenteuse massive du fait de l'épidémie due au Covid-19 et du ralentissement de la production industrielle d'un pays devenu la pharmacie du monde.

    Risque de pénurie? Chez le géant français Sanofi, on assure aujourd'hui que la situation est sous contrôle –d'autant plus que «l'épidémie de coronavirus a coïncidé avec la période des célébrations du Nouvel An chinois. Pendant cette période, du 23 janvier au 3 février, la production et l'expédition des marchandises sont traditionnellement suspendues». Dans une réponse par mail adressée à Medscape le 12 février Sanofi précise: «En général, nous avons plusieurs fournisseurs pour nos matières premières clés afin de limiter le risque de rupture d'approvisionnement.»

    Peut-on relocaliser en Europe la production des médicaments comme au temps où le Vieux Continent était le cœur de la chimie industrielle?

    Quant à la production de médicaments, le laboratoire explique travailler «en étroite collaboration avec le gouvernement et les autorités pour veiller à ce que leurs installations puissent reprendre la production dès que possible tout en veillant à ce que nos employés viennent au travail en toute sécurité».

    Reste la question centrale: peut-on relocaliser en France et en Europe la production des médicaments essentiels comme au temps où le Vieux Continent était le cœur de la chimie industrielle? Sauf à les menacer de créations de firmes nationalisées, on voit mal comment les États européens pourraient peser sur les choix des géants de Big Pharma. Sans même parler du refus des populations potentiellement opposées à la production de matières premières chimiques, souvent incompatibles avec le respect dû à l'environnement. Il y a là un sujet sanitaire, économique, politique et démocratique majeur. Un sujet dont l'Union européenne ne semblait guère soucieuse de s'emparer jusqu'à l'émergence d'un nouveau virus en Chine.

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    Centre d'excellence, investissements, responsabilité, évaluation… L'UE dévoile sa stratégie sur l'IA

    La Commission européenne publie un livre blanc dans lequel elle présente sa stratégie sur l'intelligence artificielle. Son objectif est d'instaurer un "écosystème d'excellence" et un "écosystème de confiance" pour promouvoir l'IA tout en tenant compte des risques associés. Au programme : création d'un centre d'excellence, augmentation des investissements, biais algorithmiques, évaluation ex ante et labellisation.  
    Publié le 20 février 2020 à 12H10
    Centre d'excellence, investissements, responsabilité, évaluation… L'UE dévoile sa stratégie sur l'IACentre d'excellence, investissements, responsabilité, évaluation… L'UE dévoile sa stratégie sur l'IA© Commission européenne
     

    L'UE veut réguler plus strictement le secteur technologique pour éviter les comportements anticoncurrentiels

    Dans un livre blanc très attendu, publié le 19 février 2020, la Commission européenne présente sa stratégie sur l'intelligence artificielle. Elle prône une approche axée sur la régulation et l'investissement qui poursuit un double objectif : promouvoir le recours à l'IA et tenir compte des risques associés à certaines utilisations de cette nouvelle technologie.

     

    Sa stratégie repose sur l'élaboration d'un cadre de politique publique et d'un cadre réglementaire. A noter que l'exécutif européen ne traite pas, dans ce document, du développement et de l'utilisation de l'IA à des fins militaires. 

     

    Des investissements trop faibles

    "L'Europe est bien placée pour tirer parti du potentiel de l'IA (…) Elle dispose d'excellents centres de recherche et de start-up innovantes", note la Commission. Mais le montant des investissements privés et publics n'est pas suffisant. Au cours des trois dernières années, le financement de l'UE en faveur de la recherche et de l'innovation dans l'intelligence artificielle a atteint 1,5 milliard d'euros, soit une augmentation de 70% par rapport à la période précédente.

     

    Or, ce montant est assez faible par rapport aux investissements alloués à ce domaine dans d'autres régions du monde. Au total, 3,2 milliards d'euros ont été investis dans l'IA en Europe en 2016, contre environ 12,1 milliards d'euros en Amérique du Nord et 6,5 milliards d'euros en Asie. "L'Europe doit réagir en augmentant considérablement ses niveaux d'investissements", affirme l'institution.

     

    Pour créer "un écosystème d'excellence", la Commission appelle à renforcer la coopération entre les différents centres de recherches européens. Elle propose également la création d'un centre pour coordonner ces efforts et "attirer les investissements et les chercheurs les plus talentueux de la discipline". Elle note par ailleurs la nécessité de veiller à ce que le secteur privé soit pleinement associé à la définition du programme de recherche et d'innovation. Dans le secteur privé, l'IA pourrait créer d'importantes d'inégalités entre les petites entreprises et les mastodontes. "Il sera important de veiller à ce que les PME puissent avoir accès à l'IA et l'utiliser", affirme l'institution, qui prévoit d'améliorer l'accès au financement dans ce domaine.

     

    Créer un écosystème de confiance

    Le second pilier de la stratégie de la Commission européenne est la mise en place d'un cadre réglementaire pour l'intelligence artificielle, baptisé "l'écosystème de confiance". "Si l'IA peut contribuer à renforcer la sécurité des citoyens et à leur permettre de jouir de leurs droits fondamentaux, elle suscite également chez eux une certaine méfiance quant à ses effets indésirables potentiels, voire à son utilisation à des fins malveillantes", affirme-t-elle. Le livre blanc dénombre trois secteurs dans lesquels l'IA doit absolument être réglementée : la protection des droits fondamentaux, la sécurité des utilisateurs et la responsabilité des acteurs économiques.

     

    La problématique des droits humains est directement liée aux biais algorithmiques. La Commission prend l'exemple d'un algorithme capable de prédire la récidive de certains actes délictueux qui présentait des biais de nature sexiste et raciste. Il fournissait des prédictions différentes selon qu'il s'agissait de femmes ou d'hommes, ou de ressortissants nationaux ou d'étrangers. Elle indique que les biais sont des risques inhérents à toute activité sociétale ou économique et que les décisions humaines ne sont pas à l'abri. Mais les biais algorithmiques "pourraient avoir un effet bien plus important, entraînant des conséquences et créant des discriminations (…) en l'absence de mécanismes de contrôle social qui régissent le comportement humain".

     

    Certaines applications de l'intelligence artificielle posent également des questions de sécurité. L'absence de règles claires créent une insécurité juridique pour les entreprises du secteur. Les autorités de surveillance du marché et les autorités répressives peuvent également se retrouver dans une situation où elles ne savent pas si elles peuvent intervenir. De plus, l'imprécision des exigences applicables rendrait difficile toute tentative de reconstituer l'historique des décisions potentiellement problématiques résultant de l'utilisation de l'IA. Il serait donc difficile pour les personnes ayant subi un préjudice d'obtenir réparation. A noter que l'UE possède une directive sur la responsabilité du fait des produits défectueux qui aurait pu s'appliquer. Elle prévoit qu'un fabricant est responsable des dommages du fait d'un produit défectueux. Mais, dans le cas de l'IA, il s'avère "difficile de prouver la défectuosité du produit, le dommage survenu et le lien de cause à effet entre les deux".

     

    5 principes pour l'intelligence artificielle à "haut risque"

    Un aspect essentiel de la future réglementation est son champ d'application. Le livre blanc ne fournit pas de définition de l'IA. Il précise néanmoins que toute définition devra être "souple", pour tenir compte des progrès technologiques, tout en étant suffisamment précise pour garantir la sécurité juridique nécessaire. La Commission européenne envisage donc une réglementation à double niveau pour garantir "le caractère ciblé et proportionné de toute intervention réglementaire".

     

    Ainsi les applications d'IA à "haut risque" et les autres ne seront pas soumises aux mêmes règles. Pour qu'une IA soit considérée à "haut risque", elle doit cumulativement être employée dans un secteur où des risques importants sont à prévoir et être utilisée dans ce secteur de telle façon que ces risques sont susceptibles d'apparaître. Elle devra alors respecter cinq principes axés sur les données d'entrainement, la conservation des données et des dossiers, la fourniture d'information, la robustesse et la précision, et le contrôle humain.

     

    Les normes seront applicables à tous les opérateurs économiques qui fournissent des produits ou des services reposant sur l'intelligence artificielle dans l'Union européenne, qu'ils soient ou non établis dans l'UE. L'autorité note que "chaque obligation devrait s'appliquer à l'acteur ou aux acteurs qui seront le mieux placés pour éliminer tout risque potentiel". A titre d'exemple, elle déclare que les développeurs sont plus aptes à éliminer les risques liés à la phase de développement plutôt que ceux liés à la phase d'utilisation.

     

    Une procédure de labellisation

    La Commission européenne estime que certaines applications d'IA devront être contrôlées préalablement via "des procédures d'essai, d'inspection ou de certification". Mais cette évaluation ne doit pas exempter les autorités compétentes de contrôler ces technologiques par la suite. Pour les applications d'IA qui ne sont pas à haut risque, "il pourrait être envisagé de mettre en place un système de label non obligatoire". Dans le cadre de ce système, les opérateurs économiques intéressés pourraient décider de se soumettre à ces exigences. Ils recevraient alors un "label de qualité". La Commission lance également une vaste consultation en ligne où universitaires, entreprises, organisations, société civile… peuvent venir déposer leurs avis sur ces propositions jusqu'au 19 mai 2020.

     
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  • Brexit : « Pas sûr » d’avoir un accord avec les Britanniques d’ici à la fin de l’année, prévient Macron

    NEGOCIATIONS Les tractations ne font que commencer entre le Royaume-Uni et l’UE

    20 Minutes avec AFP

    Publié le 22/02/20 à 22h25 — Mis à jour le 22/02/20 à 22h25

    TOPSHOT - A man waves Union flags from a BMW Isetta as he drives past Brexit supporters gathering in Parliament Square, in central London on January 31, 2020, the day that the UK formally leaves the European Union. - Britain on January 31 ends almost half a century of integration with its closest neighbours and leaves the European Union, starting a new -- but still uncertain -- chapter in its long history. (Photo by DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)
    TOPSHOT - A man waves Union flags from a BMW Isetta as he drives past Brexit supporters gathering in Parliament Square, in central London on January 31, 2020, the day that the UK formally leaves the European Union. - Britain on January 31 ends almost half a century of integration with its closest neighbours and leaves the European Union, starting a new -- but still uncertain -- chapter in its long history. (Photo by DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP) — AFP

    C’est loin d’être terminé. Emmanuel Macron a déclaré samedi qu’il n’était « pas sûr » que les négociations entre l’ Union européenne et le Royaume-Uni aboutissent d’ici à fin 2020, alors que le  Brexit est désormais acté. « Je ne suis pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année », a souligné le chef de l’Etat depuis le  Salon de l’agriculture, à Paris, lors d’une rencontre avec des pêcheurs.

     

    « De toute façon, ça va se tendre car (les Britanniques) sont très durs, c’est une carte qu’ils ont dans leur main », a estimé le président français. « Ce qu’on a obtenu, c’est que la pêche ne soit pas sortie du mandat, mais on aura une pression » de la part des Britanniques, a-t-il ajouté.

    Londres veut reprendre le contrôle des eaux poissonneuses

    Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier, entrant dans une période de transition qui doit durer jusqu’à fin 2020. Les deux parties ont prévu dans ce laps de temps de négocier un accord de libre-échange.

    Le négociateur en chef européen, Michel Barnier​, a prévenu qu’un accord sur la pêche serait « non dissociable » de l’accord de commerce qui doit être négocié. Londres a pour sa part souligné que « reprendre le contrôle » des eaux poissonneuses du Royaume-Uni était de première importance et qu’elles devraient être accessibles d’abord aux « bateaux britanniques ».

    Or les pêcheurs de plusieurs États membres de l’UE sont fortement dépendants des eaux britanniques. Ces dernières représentent notamment 30 % du chiffre d’affaires des pêcheurs français.

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  • Primaires démocrates : Bernie Sanders conforte sa place en tête dans le Nevada

    Le sénateur du Vermont est arrivé très largement en première position des caucus dans l’Etat, samedi, grâce notamment à son succès auprès de l’électorat latino.

    Par Publié aujourd’hui à 05h43, mis à jour à 06h55

     

    Bernie Sanders, avec sa victoire dans le Nevada, continue sa course en tête pour la nomination démocrate, à San Antonio (Texas), le 22 février.Bernie Sanders, avec sa victoire dans le Nevada, continue sa course en tête pour la nomination démocrate, à San Antonio (Texas), le 22 février. ERIC GAY / AP

    Bernie Sanders conforte sa position de favori dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2020. Samedi 22 février, il l’a une nouvelle fois emporté sur ses concurrents à l’issue des caucus du Nevada, le premier scrutin se tenant dans un Etat comptant une forte proportion de minorités. Il était déjà arrivé en tête aux caucus de l’Iowa, le 3 février, ex aequo avec le jeune centriste de l’Indiana Pete Buttigieg, et aux primaires du New Hampshire le 11 février avec 25,6 % (contre 24,3 % à M. Buttigieg).

    Cinq heures après l’ouverture du scrutin, l’agence Associated Press l’a déclaré vainqueur, compte tenu de l’écart creusé avec ses adversaires.

    Arrivé au Texas, l’un des Etats les plus importants du Super Tuesday (super-mardi) du 3 mars qui verra quatorze Etats voter, le sénateur du Vermont s’est félicité du message envoyé aux « milliardaires » de tous bords. « Trump et ses amis pensent qu’ils vont gagner cette élection en nous divisant, a-t-il lancé. Mais nous allons gagner parce que nous faisons exactement l’inverse. Nous rassemblons les gens. »

    Lire aussi Primaires américaines 2020 : mode d’emploi et calendrier de la course à la Maison Blanche

    En fin de soirée, la bataille dans le Nevada restait serrée pour la seconde place. Sur 50 % des bureaux, derrière M. Sanders (46,6%), l’ancien vice-président Joe Biden, en difficulté depuis ses cuisantes défaites de l’Iowa et du New Hampshire (cinquième position), semblait pouvoir sauver sa candidature (19,2 %). « Je ne suis ni un socialiste, ni un ploutocrate », a-t-il lancé en direction du vainqueur du jour, Bernie Sanders, et de l’absent des caucus, le milliardaire Michael Bloomberg.

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